Empowerment,  Interview,  Société

Wit Potentielles : Sonia nous parle de son coaching 100% féminin

Coach spécialisée dans la reconversion professionnelle, Sonia a décidé de se reconvertir il y a un an après trois années passées en tant que juriste dans les ressources humaines.
Le travail qu’elle a effectué pour trouver sa voie l’a tellement passionnée qu’elle a décidé d’en faire son métier. Elle accompagne les femmes dans leur réflexion, et éventuelle reconversion, avec pour objectif de révéler leur potentiel. 
En s’appuyant sur la personnalité de chacune, elle permet à celles qui le souhaitent de retrouver l’épanouissement au travail tout en restant les pieds ancrés dans la réalité.
Pas de développement personnel aguicheur, Sonia est dans le présent avec des clés et outils à mettre en place immédiatement. Une jolie personne avec de belles valeurs qui nous partage son projet.

Tous les liens pour la retrouver sont en bas de l’article.

 

Hello Sonia, peux tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Sonia, j’ai 29 ans. Je suis originaire de Bordeaux.
Je travaille en tant que coach spécialisée dans la reconversion professionnelle avec pour spécialisation les profils multipotentiels et introvertis. Je slashe également avec de la rédaction web.

 

Qu’est-ce que Wit Potentielles ?

C’est un site web dans lequel j’allie outils et conseils. Dédié à un public féminin on y trouve beaucoup de ressources gratuites.
L’objectif est d’avancer dans sa réflexion. Il est destiné à toutes les personnes qui en ont marre de leur job mais qui ne savent pas par où commencer ou, au contraire, qui ont trop d’idées.
On y trouve également la partie accompagnement qui se déroule sur plusieurs mois en individuel.
Ma marque c’est de partir de la personnalité de la cliente pour trouver un projet qui lui corresponde parfaitement et qui soit réalisable. Il ne faut pas foncer tête baissée mais se questionner aussi sur ses propres limites, à quoi je suis prête à renoncer, quels sacrifices etc.
C’est une démarche d’ouverture. En regardant ce qu’il se passe ailleurs on stimule la recherche de projet tout en observant le marché du travail d’aujourd’hui. Il est important de prendre en compte le contexte dans lequel on vit et d’avoir un regard réaliste.
À côté des contenus et ressources disponibles sur le site j’ai également voulu créer un rendez-vous hebdomadaire sous forme de newsletter. Le seul truc pas impacté par les algorithmes (rires).
C’est un rendez-vous intimiste comme un coup de pouce. Sa valeur ajoutée est les outils, techniques et conseils que les femmes peuvent directement actionner et mettre en pratique.

 

 

Pourquoi ce nom : Wit Potentielles ?

« Wit » en anglais signifie avoir un esprit intelligent. Je l’ai lu dans un bouquin et ça m’a marquée.
Dans un processus de reconversion l’objectif est de faire émerger les potentiels de chacun.
C’est l’ADN de ce que j’avais envie de transmettre.

 

Tu as été juriste pendant trois ans avant de devenir coach professionnelle. Qu’est ce qui a motivé ta reconversion ?

Je bossais dans un service RH et je n’aimais pas vraiment ce que je faisais.
Je suis une vraie multipotentielle. Pour moi c’est un véritable casse tête de faire des choix ! J’ai fait une fac de droit car j’ai été influencée. Au bout de trois ans en tant que juriste je ne me sentais plus à ma place.
Toute la partie juridique : rédaction de contrats etc. ne me plaisait plus. Par contre, donner des conseils et accompagner me plaisait déjà beaucoup.
J’ai demandé une rupture conventionnelle puis j’ai effectué un bilan de compétences qui ne m’a pas aidée du tout.
 Il m’a ramenée vers des métiers RH. C’est très cloisonné avec des étapes bien précises. À ce moment là j’avais envie de l’opposé.
J’avais besoin de faire un travail un peu plus profond pour savoir qui j’étais vraiment.
Je n’avais pas envie de suivre le même schéma mais j’avais des craintes : « et si je ne trouve pas? », « si je n’arrive pas à m’épanouir ». Je manquais de confiance.
Grâce au chômage j’avais deux ans pour faire un point sur moi. Je l’ai fait seule et ça m’a pris 7 mois.
J’ai lu beaucoup de bouquins. J’ai la chance d’avoir une vraie capacité introspective. 
Grâce à mes lectures, j’ai commencé à y voir un peu plus clair sur ma personnalité. J’adore écouter les gens, j’aime me sentir utile. J’arrive facilement à mettre le doigt sur ce qui ne va pas et j’adore l’écriture !

La démarche est la mise en action : pas sur le passé mais dans le présent.

J’ai découvert le métier de coach. J’en ai rencontré et je me suis faite coacher. La démarche est la mise en action : pas sur le passé mais dans le présent.
Ça m’a tout de suite parlé. J’ai tellement aimé le travail que j’ai fait pour moi que j’ai eu envie d’accompagner les autres à vivre la même chose.
Le monde du travail m’a toujours intéressée.
En parallèle j’ai effectué une thérapie pendant laquelle j’ai découvert que j’étais un profil multipotentiel.
Je me suis dit que je ne devais pas être la seule dans ce cas et j’ai commencé à m’y intéresser.
Accompagner ce type de profils est très plaisant car ce ne sont pas les mêmes peurs. Les profils spécialistes ont plus confiance en eux car ils ont subi moins de remarques dans leur vie pro. Alors que les multipotentiels sont un peu bridés, un peu cassés. Ils ont une culpabilité à changer de voie de nouveau. Il faut arriver à composer avec ça.

 

Changer de métier : pourquoi tu dois impérativement te fixer des limites

 

Pour quelle(s) raison(s) t’es tu spécialisée dans la reconversion professionnelle des femmes ?

Pour deux raisons.
J’ai lancé une étude dans laquelle 70% des retours venaient des femmes.
De ce que j’ai pu observer elles sont beaucoup plus disposées à se faire accompagner.
Les hommes, jeunes trentenaires ou plus jeunes, commencent à accepter l’idée de se faire aider mais je n’ai eu aucun retour des plus de 35 ans.
La seconde raison s’est développée en faisant ma thérapie. J’ai demandé à ma psy de m’expliquer les problématiques des femmes dans le domaine professionnel. Quel était son regard concernant celles qui ne sont pas épanouies dans leur job.
Les femmes sont capables d’un énorme sacrifice de soi. Elles attendent souvent le burn out ou un événement émotionnellement lourd pour accepter l’idée de changer. Ça m’a touchée, j’ai eu envie de les aider à déculpabiliser.
La majorité des femmes que j’accompagne a entre 30 et 33 ans. Une fois arrivées vers la trentaine, elles prennent sur elles pour ne pas gêner le cadre familial : qu’est-ce que va en penser le conjoint, la famille.
Elles ont fait des études supérieures, soit par défaut, soit en connaissance de cause mais elles se rendent compte ensuite que la réalité est différente. Certaines ont un gros déséquilibre de vie avec un poste à responsabilités mais tiraillées entre vie perso et vie pro.
La deuxième problématique la plus souvent rencontrée est « ce que je fais n’a pas de sens ».

Le simple fait de s’autoriser à penser à ce que l’on aimerait faire d’autre permet de se découvrir des forces insoupçonnées.

 

Un conseil à donner aux femmes qui hésitent à se lancer ?

C’est plus une prise de conscience : les amener à se questionner.
Qu’est ce qu’on risque à sauter le pas ? Si elles n’avaient pas peur qu’est-ce qu’elles oseraient faire ?
Le temps passe très très vite, est-ce qu’on a envie de se retrouver à 40-50 ans et n’avoir rien fait par peur.
Il faut avoir confiance. Personne ne va prendre de risque démesuré et sauter d’un pont (rires).
Lorsqu’elles se lancent la plupart d’entre elles a un plan B. L’idée n’est pas de se mettre dans une situation financière critique mais on a les ressources pour rebondir.
Le simple fait de s’autoriser à penser à ce que l’on aimerait faire d’autre permet de se découvrir des forces insoupçonnées.
Je n’ai rencontré personne qui ait regretté sa démarche.

 

Est ce qu’elles ont toutes changé de métier ?

Pas nécessairement.
J’ai accompagné une femme qui voulait absolument changer de job. Elle s’est finalement rendue compte à travers le travail que l’on a fait ensemble que c’était la manière de le faire qui lui déplaisait.
Pas de virage à 360 donc mais quelques petits ajustements. Ça l’a aidée dans sa recherche d’emploi à cibler et pointer du doigt ce qu’elle recherchait : l’autonomie, l’ambiance de travail…
À travers le coaching elle a compris ce qu’elle souhaitait et ce dont elle ne voulait plus.
En tant que coach il ne faut surtout pas influencer, on ne sait jamais ce qu’on va découvrir ensemble.

 

On parle beaucoup de coaching et de développement personnel depuis quelques années. Quelle en est ta vision ?

Justement, j’ai un regard assez méfiant vis à vis du développement personnel.
Il faut faire attention. Il y a beaucoup de livres sur le sujet, c’est un peu à la mode. « Devenir la meilleure version de soi même en une semaine » : ça donne le sentiment qu’il faut toujours être mieux, toujours plus , dans une quête de la perfection.
Le développement personnel devient une affaire de performance. J’y prends ce qui m’intéresse mais je ne suis pas dans une démarche d’analyse de soi pour toujours faire plus.
On est des êtres humains pas des robots.
Les reconversions professionnelles sont beaucoup romancées dans les médias à travers des « success stories » qui peuvent générer un sentiment de frustration. Il faut observer tout ça avec vigilance. Ça peut devenir très pervers.

 

5 façons de trouver tes talents !

 

Merci Sonia ! Pour terminer peux tu nous partager ta plus grande audace ?

J’hésite. Ça pourrait être quitter mon job… Mais finalement je crois que c’est me lancer en tant qu’auto entrepeneure !
Pour moi l’auto entrepreneur est quelqu’un qui sait hyper bien parler avec plein de contacts, à l’aise pour se mettre en avant. Je ne suis tellement pas comme ça, je pensais que ça ne marcherait jamais.
Ça fait un an que j’ai commencé et je n’en vis pas encore mais je me laisse une période de test d’une année supplémentaire.
Et même si j’arrête c’est une expérience que je pourrai toujours valoriser et qui m’apporte tellement.
Elle m’offre de belles opportunités, j’ai peut-être un projet de bouquin avec les éditions Eyrolles.

 

Pour retrouver Sonia :
Son site
La Newsletter

Facebook
Ses articles pour Psychologies sur les profils introvertis et multipotentiels

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *