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Interview,  Lifestyle

Bastille parfums : naturel et transparence

Bastille parfums a lancé sa première collection.
Naturelle et transparente, la marque est complètement made in France et vient révolutionner le marché de la parfumerie en dévoilant ses ingrédients.
Il existe actuellement cinq parfums, tous aussi différents qu’originaux. Difficile de ne pas trouver son bonheur !
Respectueuse de l’environnement, la marque utilise 95% d’ingrédients naturels.
Marie-Hortense, la créatrice de Bastille nous partage l’histoire du projet et la complexité de faire des parfums clean dans un milieu où le lobby est roi.
Une rencontre passionnante et une marque à découvrir absolument !

 

Hello, peux tu te présenter en quelques mots ?

Oui bien sûr. Je m’appelle Marie-Hortense, je viens tout juste d’avoir 30 ans.
J’ai toujours rêvé d’être entrepreneur. Il y a 7 mois je me suis lancée dans l’aventure Bastille. 
J’avais envie de créer la première marque de parfums qui soit à la fois originale, clean et transparente pour avoir une alternative aux parfums trop standardisés et synthétiques du marché.
Il n’y a pas de transparence aujourd’hui en parfumerie. C’est ce que l’on avait envie de créer avec Bastille.

 

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Qui se cache derrière la marque ?

Je suis la créatrice de Bastille et je travaille avec Anne Bouvelle.
Anne et moi avons des profils très différents. À l’origine, Anne est docteure en pharmacie. Elle a travaillé toute sa carrière dans les parfums. 
Elle a créé et travaillé avec des parfumeurs pendant une vingtaine d’années pour des marques telles que « Comme des garçons », « Etat libre d’Orange » ou « Hugo Boss ».

Il y avait un vrai challenge de formuler des parfums originaux et naturels puisqu’on utilise 95% d’ingrédients naturels

Elle avait la même frustration : que l’on demande toujours la même chose aux parfumeurs. Il y a souvent très peu de budget donc les matières premières ne sont pas assez nobles.
C’est très compliqué de créer un parfum naturel. Ça coûte plus cher mais il y a aussi un problème technique. Par exemple les molécules d’une rose naturelle vont avoir des facettes agréables et d’autres moins, donc il faut la retravailler.
Alors qu’une molécule de rose synthétique peut être placée telle une note dans une partition. Elle est invitée à jouer exactement cette note là et elle sera sage.
Il y avait un vrai challenge de formuler des parfums originaux et naturels puisqu’on utilise 95% d’ingrédients naturels.
Anne a relevé le défi et on a créé la première collection de Bastille ensemble.

 

 

Pourquoi « Bastille » ?

Nous sommes made in France, c’est hyper important.
Ça me tenait vraiment à cœur pour des engagements écologiques. Je ne communique pas énormément dessus mais pour moi c’était essentiel.
On met en valeur un savoir faire français. Nos parfums sont fabriqués à Grasse. Les flacons sont décorés par un sérigraphe qui est à Maisons-Alfort, les étuis sont fabriqués à Paris et ils sont mis en flacons à Chartres.
En France, nous sommes les meilleurs du monde sur la parfumerie et je voulais le revendiquer.

Il y avait aussi ce côté impertinent, un peu révolutionnaire de se dire qu’on va créer la première marque transparente alors qu’il y a une omerta dans ce marché depuis toujours.
C’est un secret commercial et ça n’arrange personne, aujourd’hui, de dire ce qu’il se passe.
Il y a un gros mouvement aux États-Unis pour essayer de faire passer une loi, notamment en Californie, pour que les parfums divulguent leurs ingrédients. Malheureusement en France, en Europe, ça n’a pas pris. Le lobby fait que ça ne bouge pas trop.

 

Quel est le point fort des parfums Bastille ?

C’est justement l’originalité. On sort des sentiers battus en utilisant de très belles matières premières, en donnant vraiment du budget et carte blanche créative aux parfumeurs.
Également la transparence. Sur notre site internet on peut voir exactement tous les ingrédients de chacun de nos parfums.
Dans la transparence je mets aussi le fait que l’on soit clean. C’est à dire naturel à 95% et on formule sans paraben, sans perturbateurs endocriniens et sans additifs.

C’était très compliqué et un défi pour les parfumeurs. Ils ont dû retravailler le logiciel avec lequel ils travaillent habituellement. Il y avait tellement de contraintes que ce n’était pas facile pour eux à gérer.
On est content car il y a de la cosmétique clean aujourd’hui mais pas de parfums. Le but était de faire une belle maison de parfum qui le soit.

 

Marie-Hortense, créatrice de Bastille


Combien de parfums existe-il pour l’instant ? Quel est ton favori ?

Pour l’instant il y a cinq parfums. Ils couvrent cinq familles olfactives différentes.
L’objectif était vraiment que la collection soit variée. Ils ne se ressemblent pas. D’ailleurs, ils plaisent à des gens dont la personnalité est très différente à chaque fois.
Il y en a trois que je mets pas mal, que j’aime beaucoup. Mais le préféré de mon homme sur moi c’est « Demain promis » donc j’ai un petit faible pour celui là. Quand il me dit « qu’est-ce que tu sens bon » et que je sens un regard dans mon cou, forcément ça me donne envie de le mettre un peu plus (rires).

On a travaillé aussi sur cette notions de twist de genres, c’est ça qui me plaisait.

Où trouvez vous vos inspirations ? Vous vous êtes inspirés de certaines odeurs ?

Il y avait des envies personnelles. Typiquement l’odeur du gin tonic que j’adore. On s’est dit que ce serait drôle de faire un parfum qui soit hyper frais et qui ait ce côté twist un peu gin tonic.
Il y avait aussi une odeur d’enfance. Le patchouli pour moi qui est cette odeur hyper humide. Ça me rappelait les caves de champagne. Toute ma famille est dans le vin et, pour moi, cette odeur était hyper familière et liée un peu au vin, à la macération etc. Anne m’a dit “ok, on se lance le défi de faire un patchouli et qu’il soit moderne et frais.”

Par ailleurs, on a fait travailler les parfumeurs sur la virago. C’est un terme du moyen-âge qui désignait les femmes fortes avec des attributs masculins. Ce qui est identifié comme tel à l’époque c’est le courage, l’intelligence etc. On sait aujourd’hui que ça peut être des attributs féminins et heureusement !
Ici, l’idée de la virago c’était, par exemple, de travailler la rose et de la détourner de façon masculine. On a travaillé aussi sur cette notion de twist de genres, c’est ça qui me plaisait.
C’est un petit échantillon de nos inspirations.

 

 

Des projets pour l’année 2020 ?

Je réfléchis beaucoup aux endroits où on sera distribué. C’est une grosse question pour moi.
Aujourd’hui on est distribué en ligne. C’est compliqué de choisir un parfum qu’on n’a pas encore senti donc on propose un coffret d’échantillons qui permet de découvrir toute la gamme. Il coûte 15e mais il est remboursé si tu achètes le flacon donc finalement c’est neutre.

 

Quel est ton endroit coup de cœur à Paris ?

Je suis très contente de le partager parce que je les adore !
Je suis comme toi, travailleuse nomade, donc beaucoup chez moi et beaucoup dans un petit café. Il est génial ! Il vient d’ouvrir, il s’appelle Obrkof. C’est au 41 boulevard Voltaire. L’équipe est tellement sympa. C’est parfait pour venir bosser et ils ont des scones délirants. J’adore les scones (rires).

J’adore aussi le musée de la Vie romantique. C’est une maison où a notamment vécu George Sand. C’est à la frontière entre le 9e et le 18e, vers Pigalle. C’est une très belle maison du 18e-19e avec un petit jardin qui est un vrai havre de paix dans Paris. Il y a une roseraie et un tout petit café. Dès qu’il y a un rayon de soleil, je suis là bas. Tu as l’impression d’être à la campagne. C’est vraiment agréable.

C’est de se dire « on va faire ce que les autres ne font pas » et on va le faire avec beaucoup de cœur et de sincérité

Merci ! Pour terminer, as-tu une audace à nous partager ?

Mon grand-père était entrepreneur, il avait monté sa maison de champagne. Il disait « il faut faire ce que les autres ne font pas ».
Il a été le premier à démocratiser le champagne en le vendant en grande surface à une époque où ça n’existait pas. Tout le monde lui avait dit que ça ne marcherait jamais alors que ça a super bien marché et c’est devenu un grand groupe.
Quand les gens me disent que vendre du parfum sur internet c’est délirant, je me dis que c’est un peu ça l’audace.
C’est de se dire « on va faire ce que les autres ne font pas » et on va le faire avec beaucoup de cœur et de sincérité.

 

Rendez vous sur le site internet de Bastille ou sur son compte Instagram pour découvrir cette jolie marque extrêmement prometteuse

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